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Archi d’intérieur, entrepreneuse : mes plus grandes faiblesses, ma meilleure force !

 

 

 

C’est un peu comme si ma passion pour mon métier d’architecte d’intérieur était un filtre sans faille contre les aléas du quotidien professionnel. Alors que je me confiais à l’un de mes meilleurs amis, il m’a dit être étonné qu’il m’arrive d’avoir des difficultés à toujours rester concentrée sur mon travail et à rester zen en toutes circonstances. Il croyait dur comme fer que comme je fais le « job de mes rêves« , et que je suis toujours souriante, tout est facile pour moi côté travail. Il est vrai que j’ai la chance de faire un métier que j’aime tellement, et cela depuis plusieurs années maintenant. Et cela rend ma vie bien plus agréable, c’est certains. Je m’en retrouve épanouie et cela me porte forcément.

 

L’homme avec lequel je partage ma vie me dit chaque jour, que je suis sa « Wonder women ». Il ne pourrait bien sûr, pas me faire de plus beau compliment, surtout quand on le sait passionné de dessins animés et de comics au point d’en faire son métier. Mais cela me fait doucement sourire, car je suis très consciente d’être très perfectible. Mon métier est très exigent et moi, je suis très consciente d’être très humaine. Certains jours, la fatigue, le stress et le « trop plein » d’enjeux peuvent tout à fait avoir raison de moi. Dans ces moments là, il devient très facile de passer à côté de l’essentiel et de tomber dans cet écueil d’une efficacité réduite.

 

On peut effectivement très vite perdre pied au milieu de pensées peu constructives… « finalement, pourquoi ce travail si chronophage ? « , « c’est tellement de responsabilités pour moi toute seule », « cette impression d’être un ovni tellement mon quotidien est différent », « ahh, si j’avais des collègues avec qui échanger », « quelle précarité de ne pas avoir de congé maternité en tant que femme entrepreneuse ». Ces petites phrases néfastes et caricaturales qui traversent mon esprit me laissent parfois un goût amer. Elles restent en suspend dans ma tête, un peu comme cette mauvaise chanson qui ne vous quitte plus de toute la journée. C’est tellement agaçant ! Tout ce doute assassin peut générer tellement d’angoisse, c’est de bon sens : ça ne peut pas être productif. Dans ces cas là, il est temps de se secouer et de se recentrer.

Il y a aussi le poids constant des responsabilités qui pèse et peut rendre ses épaules lourdes. En tant qu’entrepreneuse et architecte d’intérieur, beaucoup de détails anodins peuvent être « fatals ». Un retard notoire et cela peut mettre chaque intervenant d’un projet de rénovation en difficulté. Une erreur de conception et voilà ma responsabilité engagée sur la conception de mes projets. « Une journée sans » et je peux rater l’info ultime qui m’aurait pourtant menée au projet rêvé par mon client. Une période d’inefficacité trop longue et c’est la pérennité de mon activité qui est menacée. Et puis j’ai tellement à cœur de réussir et de faire plaisir par le biais de mon travail… Je peux moi-même placer la barre si haute qu’il devient difficile de rester lucide.  Dans ce cas, je me force à prendre du recul. Je me dis qu’il faut redoubler de confiance et que je suis capable de faire face.

La plus grande exigence de mon métier tel que je le pratique aujourd’hui, c’est de tenir le rythme pour que tout s’orchestre à merveille. Non pas que je n’aime pas ce challenge, mais relever les paris de réussir demande une énergie considérable. Et il faut savoir la trouver, la mesurer, la cultiver, la renouveler et bien la dépenser. Je suis tombée sur cette interview de Rosy de palma. Cette actrice de caractère dit « que si on jette une pierre sur son chemin, à la place de tomber, elle va la regarder comme une chance de grandir ». Elle dit aussi « qu’il faut travailler sur soi, qu’on a toujours la capacité dans ce monde civilisé et moderne de choisir. Il faut se réinventer, se redécouvrir« . C’est exactement ça.

Si le défit « d’être toujours à la hauteur » est en ce qui me concerne un super « casse-tête professionnel », il me force néanmoins à garder la tête haute et à prendre du recul. Quand je trouve la solution, j’avance à grand pas dans mon métier.  Avec mon activité qui se développe et les enjeux sans cesse renouvelés du design d’intérieur, je me dois effectivement de rester à l’affût et de me renouveler sans cesse. Et cela passe forcément par une meilleure optimisation de mon temps et de mon approche du travail. Plutôt que de me murer dans mes complexes et de me décourager face à toute l’énergie que cela va demander pour réussir tel ou tel défit… Je me dis que j’ai le pouvoir de m’organiser et de m’améliorer. Ainsi, mon travail gagne en qualité et mon métier prend tout son sens.

Pour moi le travail doit être une passion, et il me permet vraiment de mener une vie équilibrée. Un peu comme l’effet d’un cours de yoga : cela demande un effort mais procure une sensation de bien-être. Cela me permet de trouver l’équilibre nécessaire pour avancer dans la bonne direction. Au fil des années, j’ai développé plusieurs astuces pour rester très positive malgré un métier exigeant. Je me suis beaucoup renseignée. J’ai choisi de jeter les mauvaises ondes au placard pour me concentrer sur les sources de solutions. Toutes mises ensemble elles forment une belle stratégie pour que mon travail soit une source de plaisir et que ma vie de femme profite de ses bienfaits ! Et quand je vois autour de moi autant de gens vouloir changer de métier ou réinventer leur vie, je sais que je suis loin d’être la seule à chercher cet idéal.

Vous êtes nombreux à me poser des questions sur ces sujets. Ma cliente elle-même très prise par son travail, qui me dit qu’elle « ne voit pas qui d’autre elle pourrait confier son projet de rénovation ou de décoration, et qui s’interroge sur les coulisses de son projet et sur comment je fais pour rester rayonnante ». Mon amie elle-même architecte d’intérieur ou entrepreneuse qui se retrouve seule face à ses propres doutes alors que j’ai déjà traversé tout ça et donc, que je peux l’aider. Les étudiantes en arts appliqués qui se rendent bien compte qu’on ne leur dit pas tout dans les écoles d’art et qui veulent mieux se préparer à la vie professionnelle et à la gestion de projet. Les personnes déjà actives qui cherchent des réponses pour mieux se reconvertir au métier de la déco. Vous formez autour de moi une petite communauté avec qui j’ai toujours plus envie de partager.

 

Ces questionnements dépassent bien entendu le cadre de mon expertise d’architecte d’intérieur. Je ne suis pas coach de vie ou psy, ni une chercheuse de renom. Mais je mène ma vie comme je l’entends, je fais le travail de mes rêves et à ce titre. Malgré des motivations bien différentes, vous m’avez souvent demandés : « hey, comment ça se passe ? ». A ce titre, j’ai décidé de prendre le risque de traiter ce sujet très personnel et de me jeter à l’eau. J’ai décidé d’ouvrir encore un petit peu plus ce lieu de liberté qu’est mon studio et de partager avec vous mes stratégies pour me concentrer sur l’essentiel, m’améliorer, réussir, rester efficace, sereine et épanouie. J’espère sincèrement que vous vous reconnaîtrez dans cet article.